Craving

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Crédit Pixabay

There are times when the desire of you leaves me breathless

I can create in my mind all the fantaisies I want

The brutal need of you

To be possessed

Is so real that it’s hard to resist

My body is craving yours

And as I let my mind wander in spaces

I let my hands give me the pleasure I desire…

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Le rideau se lève…

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Copyright Hédoné

Le rideau se lève
Et le monde s’enflamme
Au contact d’Ève
Dont le corps se pâme

Entrelacs de dentelle noire
Sur les peaux laiteuses
Le mystère creuse son sillon
Entre alcôves et passion

Elle frissonne
Sa peau entière fredonne
Une mélodie comme une danse
Qui dans une transe, suave
Lui donne un air –  animal

Le rideau se lève
Sur des ombres amazones
Tenant en bouche la virilité
Nymphes en pâmoison
Absorbant le philtre enchanté

Entrelacs de jambes, de mains
De vallées, de courbes, de creux, de bassins
Éblouissement des sens
Sous le ciel bleu ivre de la nuit

L’orgasme féminin – une œuvre d’art

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Elle était là, le visage entre sa bouche et la mienne, le corps abandonné sur le rivage d’une étreinte passionnée. Je regardais son corps voguant sur la vague de spasmes qui le portaient haut puis le déposait, entre mes caresses.

Je respirais le murmure de son souffle, aspirait ses lèvres, sa bouche, avant qu’elle ne se porte ailleurs et que sa bouche à lui vienne cueillir ses lèvres. Et toujours son corps qui sursautait, son sexe envahit par un orgasme qui enflait à mesure que nos corps se rapprochaient.

On parle de l’orgasme des femmes mais sait-on à quel point c’est beau, d’en être témoin, à quel point le corps qui cède sous l’impulsion des assauts s’offre sans fard, se livre dépourvu de toute hostilité, à quel point on s’approche sans trop y croire de la naissance d’une œuvre d’art.

La voir, là, presque animale, accrochée à la dernière secousse, a ouvert en moi une brèche, m’a transportée au delà du connu, de l’imaginé, dans un espace où je n’étais plus moi, où elle n’était plus elle, où le monde autour n’était plus qu’un océan de jouissance. Et dans lequel j’ai accueilli la sienne, en tremblant.

Elle danse nue…

IMGP2793 (2)Elle avait pris cette habitude, celle de se promener nue chez elle. Qui ça pouvait déranger ?

On lui disait que ses voisins devaient se rincer l’œil. Et alors ?

On lui parlait de pudeur, de rideaux tirés, de volets clos.

Elle n’entendait pas. Ou bien elle savait trop. Le corps couvert. Les centimètres de peau dissimulés sous des couches de vêtements. Le regard des hommes qui s’attarde un peu et la peur.

Nue, elle se sentait libre. La sensation de l’air qui frôle l’épiderme offert. Le frisson qui saisit la chaire. Le contact qui fait trembler les fibres de l’univers.

Les voisins pouvaient bien fantasmer, s’endormir avec le souvenir de son image ancrée dans leurs songes.

On pouvait lui parler de pudeur. Elle préférait la vérité à la peur.

Et sous la lune qui inonde le ciel de sa clarté, elle danse nue, livrant son corps au pouvoir de la musique sacrée…

 

Oral Sex

There is surely a way to say those things. I don’t seem to find the words when my mind is back to full power. When I am in a state of control. Controlling my thoughts and my actions. Putting a censorship on my spirit.

I can’t say, but I can write.

How much I like when I hold you tight. When you let go and I can take control of your pleasure. When the only thing I want more than anything else, is pleasing you. When my mouth doesn’t want anything more than opening up to welcome your excitement. When I want to lick every single part of your body. Sucking your pleasure is love at his highest good.

I am free to take you fully, inside me, to let my tongue draw circles around your erection. I can’t stop wanting it, wanting you. There is so much passion in this interaction. It’s my way of honoring you, of letting you know how much I want you, how good you make me feel.

People might enjoy it, might want more of it, there are free to watch. Perhaps I want them to see how much having sex can be delightful, how much we can give to each other when we let go, when nothing else matters than the pleasure we give and receive.

Jour de neige

La neige avait laissé des traces, quelques plaques ici et là. De la fenêtre on distinguait au loin l’herbe au manteau blanc immaculé. Le silence imposait sa présence. Elsa s’en délectait, elle dont les jours n’étaient que cris et coups. Elle ne voulait pas encore penser à la journée qui allait suivre, à son travail, ces enfants en mal de repères qui transformaient parfois son quotidien en enfer.

Elle ouvrit la fenêtre, souhaitant sentir la fraicheur du matin. Elle la cueillit d’un coup, s’infiltra sous son chandail, vint ébranler la chaleur de sa peau, encore riche de l’étreinte nocturne.

Elsa respira à pleins poumons puis sentit deux bras entourant sa poitrine, une barbe de quelques jours s’engouffrant dans le creux de son cou. Elle résisterait encore un peu, laissant le temps à ces bras, à cette bouche de s’imprégner de son parfum. Elle aimait ce moment où elle savait la suite, tout en se donnant le temps de ne rien précipiter. Ils faisaient l’amour le soir. Et le matin. Pas toujours dans cet ordre. Pas toujours d’ailleurs. Il lui arrivait souvent de le regarder, dans la clarté du début du jour ou dans l’ombre de la nuit qui s’installe. Elle aimait la liberté de son absence dans ces moments de contemplation où la vie lui paraissait d’un coup simple et légère.

Il n’y avait que lui qui pouvait lui faire oublier le reste, la dureté des jours d’errance. Sa façon d’être, d’agir, de saisir ses fantasmes, de tenir les rênes du jeu de leurs ébats, quel qu’ils soient. Tantôt  crus, tantôt tendres. Passionnés sans cesse. Mais d’une passion dont les degrés variaient en fonction de ce que le corps attendait. On aurait pu penser que depuis toutes ces années, leurs gestes n’étaient que répétition, comme une pièce de théâtre apprise par cœur, qui fait carton plein tous les soirs de la semaine. Au contraire, c’était chaque fois une découverte, une entrée dans un espace à apprivoiser, des saveurs différentes, des partitions à écrire à partir de rien. Le temps n’avait pas de prise sur le charnel. Et quand tout foutait le camp ailleurs, ils savaient que dans cet espace là, ils se retrouveraient, sans mots, puis que les mots viendraient, épurés, juste l’essentiel.

Elle posa ses bras sur les siens, fit basculer sa tête, pour qu’il s’écrase encore davantage dans le creux de ses épaules. Elle respira profondément et son souffle dessina une figure  sur la vitre du salon, qui ressemblait vaguement à des draps froissés…

Singulier

Il est constant
Fulgurant
Cueilli par
L’empressement
Constamment
Il m’obsède

Il est un
Multiple
Ténébreux

Il investit
L’entre
Moi et le monde
L’antre
Impatient

Il transpire
Sous la langue
Respire
Avant de devenir
Feu

Il est dans l’instant
Le passage du vent
Sous ma jupe

Sensation d’une caresse
Fulgurante
Et revient
L’envie constante

De ce corps à corps foisonnant…

Ode à la passion!

Mettez de la passion dans ce que vous faites!

Ne vous satisfaites pas d’à peu près

De raccourcis maintes fois empruntés

De gestes appliqués à une théorie dépassée

Savourer ce qui se présente à vous

Avec tous vos sens en éveil

Regardez l’autre vivre, aimer, bouger

Regardez la vie battre contre ses tempes

Avant de vous engager dans une voie

Soyez des aventuriers, des chercheurs d’or

Ouverts au changement

Ne vous complaisez pas dans des habitudes mesquines

N’appliquez pas machinalement des gestes

Parce qu’hier, avec un / une autre, telle chose a fonctionné

La quête du plaisir est sans fin

Si vous laissez vos émotions vous prendre par la main

Soyez des êtres passionnés, vifs!

Soyez le désir incarné!

Faites vibrer chaque corde sensuelle

Chaque fibre érotique

Incarnez par tous les pores de votre corps

La Volupté!

 

 

En pleine lumière

Je veux faire l’amour au grand jour

En pleine lumière

Pas de secrets

Surtout pas le noir

Le noir ce sont les souvenirs

Le corps qu’on cache

Ne pas savoir

Je ne veux plus de voile

Plus de rideaux tirés

Ni de peau en apnée

Je veux la liberté de nos corps qui s’épousent

La vérité de cette rencontre sensuelle

Les mots, les cris, nos respirations mêlées

Cet entrelacs si particulier de sensations

Que seul l’amour peut créer

Celui qui attise notre désir

Fait trembler nos univers

Nous cueille au bord du vide

Un vide si savoureux

Une extase si singulière

Que le monde entier doit pouvoir

Contempler cette œuvre d’art.