Juste toi

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Juste ça

Juste la chaleur de tes bras
Juste le temps en secondes
Qui se comptent du bout des doigts

Juste le timbre de ta voix
Juste les mots en lettres
Qui se forment au bout de tes lèvres

Juste l’étreinte qui forme
Et déforme l’instant savouré
Suspendu au souffle d’un baiser

 

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J’ai rêvé la nuit…

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Les nuits au creux desquelles
Dansent l’empreinte de ses mains
Sur mon corps
La nuit je cueille un souvenir
Qui me rapproche des jours où il ne sera pas
Entre deux vols, deux vies
J’écoute les vibrations du monde
Je me souviens
De ce désaccord
Si profond
De cette entaille
Si vive
De cette peur
Si forte
De tout ce qu’il a accueilli
De tout ce qu’il a guéri

Elle danse nue…

IMGP2793 (2)Elle avait pris cette habitude, celle de se promener nue chez elle. Qui ça pouvait déranger ?

On lui disait que ses voisins devaient se rincer l’œil. Et alors ?

On lui parlait de pudeur, de rideaux tirés, de volets clos.

Elle n’entendait pas. Ou bien elle savait trop. Le corps couvert. Les centimètres de peau dissimulés sous des couches de vêtements. Le regard des hommes qui s’attarde un peu et la peur.

Nue, elle se sentait libre. La sensation de l’air qui frôle l’épiderme offert. Le frisson qui saisit la chaire. Le contact qui fait trembler les fibres de l’univers.

Les voisins pouvaient bien fantasmer, s’endormir avec le souvenir de son image ancrée dans leurs songes.

On pouvait lui parler de pudeur. Elle préférait la vérité à la peur.

Et sous la lune qui inonde le ciel de sa clarté, elle danse nue, livrant son corps au pouvoir de la musique sacrée…

 

Il y a des jours…

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Copyright Hédoné

Il y a des jours où j’ai envie de toi. Tout court.
Tous les jours. Juste toi. Ton corps. Ton essence.
Et puis il y a des jours où j’ai envie de toi et des autres.
Parfois. D’autres corps, d’autres plaisirs.
Avec toi.

Il y a des jours où j’ai envie que tu me désires. Longtemps.
Avant que je ne cède à ton regard qui me déshabille.
Entièrement. A l’audace de tes mains.
Il y a des jours où je n’ai envie d’aucun préliminaire.
Ce sera ici, maintenant. Comme un combat à peaux nues.

Il y a des jours où j’ai envie de porter des bas.
Des jours tout en sensualité. Où tout est suggéré.
Il y a des jours où nue, je n’aspire qu’à la liberté.
Celle qui nait en bas de mon ventre chaud.
Au plus profond de mon désir pour toi.
Fluvial, coloré, exacerbé.

Il y a des jours où j’ai envie de t’appartenir.
Je te laisserai tout choisir.
Le prochain corps que je découvrirais
Le prochaine membre tendu que je sucerais
Jusqu’à la pression de tes doigts, la morsure des lanières
Autour de mon cou, au creux de mes hanches.
La confiance a ses lois qui ne discutent pas.

Il y a des jours où j’ai envie de te partager mes envies.
De te murmurer ce que je ferais si…
Et puis de lentement amorcer la descente.
Laisser mes mains dessiner des vertiges.
Et ma bouche prendre le relais, brulante
De tenir ton érection entre mes lèvres humides

Il y a des jours.
Il y a des nuits.
Où je te voudrais. Entièrement.
Pas seulement en fantasmes que je crée pour alimenter la montée du plaisir.
Il y a des jours où j’ai envie de toi. Tout court.
Et tous les autres jours…

Imagine un fantasme…

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Copyright Hédoné

Imagine un corps, un corps à corps. Sans artifice. Cru. Sans cérémonie.

Imagine un fantasme dans lequel il ne serait pas question de moi. Pour une fois.

Imagine plusieurs langues qui courent sur ton torse nu, salives mêlées au gré d’accords composés.

Imagine des bouches gourmandes attirées par le moindre centimètre de ta peau, qui se délectent de tes saveurs, de tes odeurs, du sel de mon caprice.

Imagine tes atomes livrés à d’autres atomes exaltés, en quête de la fracture qui te fera basculer, ne plus rien tenter. Juste être et te laisser posséder par l’enivrant fluide qui émane de nos épidermes qui s’aimantent, nos poitrines qui se frôlent, nos moiteurs qui s’apprivoisent dans un ballet fin et délicat, avant que la tension ne monte d’un cran et que nous ne sachions plus de quelle peau nous avons envie.

Imagine mes murmures et ton abandon total à l’expertise d’un toucher, la passion d’un jeu mille fois imaginé.

Imagine une sculpture vivante faite de glaise à modeler, un spectacle à admirer, une chorégraphie orchestrée dans laquelle tu aurais le rôle principal, sans n’avoir rien d’autre à faire que jouir. Jouir jusqu’à ne plus savoir qui tu es. Jouir jusqu’à perdre tout contrôle. Jouir jusqu’à ne plus savoir quelles lèvres, quelles mains, quel souffle, quelle impatience t’amènent doucement à l’orgasme.

Et puis imagine la scandaleuse réjouissance de ton sperme que chacune se languirait de déposer sur sa peau saturée de luxure. Comme un ultime don de ce corps à corps débridé.

 

 

 

Pour en arriver là…

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Copyright Hédoné

Combien d’heures?
Combien de doutes?
Combien d’heures de doute?

Combien d’images et de mots serrés dans la gorge?
Combien d’appréhension?
Combien de peurs que tout ne s’éteigne?
Combien de peurs que tout ne se brise?

Combien de maux à exorciser?
Combien de mots qui choquent?
Combien de cauchemars?
Combien de honte et de dégoût?
Combien d’heures à détester le passé?

Combien de “et si…”?
Combien de murs qui paraissaient infranchissables?
Combien de verrous à faire sauter?
Combien de voiles posés?
Combien de larmes déposés?

Combien d’envies inavouées?
Combien de coups durs?
Combien d’envies de tout arrêter?
Combien de craintes de continuer?

Combien de tentatives avortées?
Combien de discussions tracassantes?
Combien de peurs que tout ne s’éteigne?
Combien de peurs que tout ne se brise?

Combien de patience?
Combien de sentiments?
Combien d’amour – surtout?

Billet doux

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Copyright Hédoné

Je ne m’attendais pas à ce que tu me sautes dessus…

Le terme n’est pas juste. Il est même loin de l’être.

Comment dire chaque centimètre de ton corps qui embrasse chaque centimètre du mien ?

Comment dire le plaisir qui nait dès que ton regard se pose sur moi, dès que tes mains effleurent ma peau, dès que ton baiser me saisit sur le vif ?

Comment exprimer ce que je ressens ?

A part maladroitement…

Je profite de ce billet « doux » pour vous souhaiter à vous qui me lisez, aux audacieux qui commentent, à mes futurs lecteurs et lectrices, une merveilleuse année 2019, tout en sensations, en joie partagée. Aimez et dites-le ! Faites l’amour souvent, parce que c’est bon pour le corps, le cœur, l’esprit. Donnez du plaisir et abandonnez-vous au plaisir qu’on vous offre. Vibrez intensément au cœur de toutes les expériences qu’il vous sera donné de vivre !

Derrière le voile…

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Il s’agissait de ça. Que de ça. La peur de te perdre. Et de me perdre aussi.

J’ai lutté contre cette peur pendant des mois. Je savais qu’une fois la porte poussée, il serait impossible de faire marche arrière. Et si je n’étais plus là, si tu n’étais plus là, que resterait-il?

Et puis nous avons poussé la porte. J’ai lâché la peur en lisant et relisant tes mots. J’ai tout misé sur la confiance et ce qui nous lie. Sans imaginer…

A quel point cela allait nous rapprocher, nous unir davantage.

A quel point mes sentiments allaient devenir encore plus forts.

A quel point j’allais te découvrir davantage.

A quel point j’allais me découvrir dans une configuration qui me permettrait de lâcher mes a-priori.

A quel point mon regard sur mon corps allait changer.

A quel point notre amour était solide. Intense.

A quel point j’allais me libérer d’une idée moralisatrice pour accueillir le plaisir, ma vraie nature, ma vérité.

Avec toi. C’est sûrement le plus précieux…

Un soupir (de plaisir)

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Le souffle. Court. Juste un soupir, mélange d’excitation, d’appréhension.

Il se livre, se soumet.

Il se pose sur le monde, le leur, déconnecté du reste. Enserré dans son collier noir, il se dit dans un une attente, combinaison d’impatience et de prudence.

Le souffle oscille. Murmure. Fragile.

Il s’émeut de la sensation d’ensserement qui le contraint.

Avant de se livrer, serein…