Ode à la passion!

Mettez de la passion dans ce que vous faites!

Ne vous satisfaites pas d’à peu près

De raccourcis maintes fois empruntés

De gestes appliqués à une théorie dépassée

Savourer ce qui se présente à vous

Avec tous vos sens en éveil

Regardez l’autre vivre, aimer, bouger

Regardez la vie battre contre ses tempes

Avant de vous engager dans une voie

Soyez des aventuriers, des chercheurs d’or

Ouverts au changement

Ne vous complaisez pas dans des habitudes mesquines

N’appliquez pas machinalement des gestes

Parce qu’hier, avec un / une autre, telle chose a fonctionné

La quête du plaisir est sans fin

Si vous laissez vos émotions vous prendre par la main

Soyez des êtres passionnés, vifs!

Soyez le désir incarné!

Faites vibrer chaque corde sensuelle

Chaque fibre érotique

Incarnez par tous les pores de votre corps

La Volupté!

 

 

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Il y a des jours…

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Copyright Hédoné

Il y a des jours où j’ai envie de toi. Tout court.
Tous les jours. Juste toi. Ton corps. Ton essence.
Et puis il y a des jours où j’ai envie de toi et des autres.
Parfois. D’autres corps, d’autres plaisirs.
Avec toi.

Il y a des jours où j’ai envie que tu me désires. Longtemps.
Avant que je ne cède à ton regard qui me déshabille.
Entièrement. A l’audace de tes mains.
Il y a des jours où je n’ai envie d’aucun préliminaire.
Ce sera ici, maintenant. Comme un combat à peaux nues.

Il y a des jours où j’ai envie de porter des bas.
Des jours tout en sensualité. Où tout est suggéré.
Il y a des jours où nue, je n’aspire qu’à la liberté.
Celle qui nait en bas de mon ventre chaud.
Au plus profond de mon désir pour toi.
Fluvial, coloré, exacerbé.

Il y a des jours où j’ai envie de t’appartenir.
Je te laisserai tout choisir.
Le prochain corps que je découvrirais
Le prochaine membre tendu que je sucerais
Jusqu’à la pression de tes doigts, la morsure des lanières
Autour de mon cou, au creux de mes hanches.
La confiance a ses lois qui ne discutent pas.

Il y a des jours où j’ai envie de te partager mes envies.
De te murmurer ce que je ferais si…
Et puis de lentement amorcer la descente.
Laisser mes mains dessiner des vertiges.
Et ma bouche prendre le relais, brulante
De tenir ton érection entre mes lèvres humides

Il y a des jours.
Il y a des nuits.
Où je te voudrais. Entièrement.
Pas seulement en fantasmes que je crée pour alimenter la montée du plaisir.
Il y a des jours où j’ai envie de toi. Tout court.
Et tous les autres jours…

Imagine un fantasme…

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Copyright Hédoné

Imagine un corps, un corps à corps. Sans artifice. Cru. Sans cérémonie.

Imagine un fantasme dans lequel il ne serait pas question de moi. Pour une fois.

Imagine plusieurs langues qui courent sur ton torse nu, salives mêlées au gré d’accords composés.

Imagine des bouches gourmandes attirées par le moindre centimètre de ta peau, qui se délectent de tes saveurs, de tes odeurs, du sel de mon caprice.

Imagine tes atomes livrés à d’autres atomes exaltés, en quête de la fracture qui te fera basculer, ne plus rien tenter. Juste être et te laisser posséder par l’enivrant fluide qui émane de nos épidermes qui s’aimantent, nos poitrines qui se frôlent, nos moiteurs qui s’apprivoisent dans un ballet fin et délicat, avant que la tension ne monte d’un cran et que nous ne sachions plus de quelle peau nous avons envie.

Imagine mes murmures et ton abandon total à l’expertise d’un toucher, la passion d’un jeu mille fois imaginé.

Imagine une sculpture vivante faite de glaise à modeler, un spectacle à admirer, une chorégraphie orchestrée dans laquelle tu aurais le rôle principal, sans n’avoir rien d’autre à faire que jouir. Jouir jusqu’à ne plus savoir qui tu es. Jouir jusqu’à perdre tout contrôle. Jouir jusqu’à ne plus savoir quelles lèvres, quelles mains, quel souffle, quelle impatience t’amènent doucement à l’orgasme.

Et puis imagine la scandaleuse réjouissance de ton sperme que chacune se languirait de déposer sur sa peau saturée de luxure. Comme un ultime don de ce corps à corps débridé.

 

 

 

Du fantasme au toucher

Elle regarde  les photos, fait défiler les profils. Est-ce qu’on peut s’éprendre d’une image ? Ou bien faut-il le contact pour savoir si les corps se correspondent ?

Le désir débute dans le fantasme. L’imaginaire crée un lien de soi à l’autre. Ce sont les peaux qui prennent le relais, savent ensuite si oui ou non l’attirance est telle, que le désir puisse s’exprimer.

En regardant les photos, elle se fait une idée de l’autre, de son corps et de ses envies. Son imaginaire fécond la porte – un grain de peau, une douceur, une tension, des formes, des contours. Ses doigts dessinent ses gestes si, le corps de l’autre était là, devant elle. Elle peut créer d’une vision : la passion ou la réserve.

On peut dévorer un corps des yeux. Du bout de la langue. A pleine bouche. Du bout des doigts. De caresses furtives. De baisers langoureux. On peut tester avant de laisser le plaisir prendre ses aises, se laisser porter par l’instant qui enveloppe tout d’une atmosphère particulière, celle des sens qui s’épanouissent au contact de la liberté.

Elle regarde les corps en photo. Et imagine une suite.

Lui. Elle. Leurs envies respectives. Et d’autres…

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©AfricaStudio-Fotolia_76975551_SJ’avance. Dans les couloirs faiblement éclairés, sous les lumières tamisées, j’avance. Je croise mon regard dans le miroir. Je découvre les alcôves du plaisir, offert et libre. Je me découvre dans ces endroits jusqu’alors interdits. Mes pas suivent ou précèdent les tiens dans ces lieux où je laisse mon corps me montrer le chemin.

Mes fantasmes toisent mes limites et je me laisse aller à oser un pas dans le vide. Certains se réaliseront et la réalité dépassera la fiction. D’autres resteront des images nourries d’imaginaires. Certains s’inscriront sur la toile des souvenirs éphémères.

Je suis là, pleinement consciente. Je contemple l’étendue des possibles que ces espaces nous offre. La liberté s’imprime sur les murs de ce jardin des délices. Où tout est permis. Sans que rien ne soit imposé.

Je sais ce que je veux vivre et ce que je ne souhaite pas tenter. J’avance sans contrainte. Je me réalise dans cette intimité tantôt préservée, tantôt dévoilée.

Mes “jamais” sont devenus des territoires à libérer, des expériences à partager.

Paris Libertin #6

©AfricaStudio-Fotolia_76975551_S

De tes mains j’aime la force, la manière dont elles saisissent ma chair. Elles savent où, comment. Elles connaissent les lieux et pourtant semblent toujours en quête de découvertes. Elles sont tendres et imposent en même temps. Elles ouvrent des portes, bloquent ma respiration juste le temps que le plaisir monte d’un cran, que j’abdique tout pouvoir à ton corps. Elles s’appliquent à me faire jouir, par tous les moyens possibles. Elles me font me tordre, me cabrer. Elles m’inondent de sensations multiples et variées.

Des mains des autres hommes, j’apprécie les frôlements, les caresses douces, pas de geste brusque, pas de violation de mon intimité. Elles devront prouver qu’elles peuvent donner du plaisir sans m’imposer le leur. Je ne les attends pas, elles sont là ou pas. Quand elles sont là, elles me rapprochent de toi. Éphémères, sensuelles, elles déposent des frissons sur ma peau. Elles sont un plaisir supplémentaire, un jeu qui nous invite à être pleinement dans l’instant, un instant de délices et de volupté.

Sensations…

Nous jouons d’un commun accord
Avec la variété des plaisirs
Sur les pentes vallonnées du désir
S’abandonnent nos corps

L’ivresse nous entraine sur des chemins
Qu’hier encore j’aurai fui
Certaine qu’au petit matin
Il ne resterait de nous que des perles de pluie

Main dans la main nous découvrons
Un univers à nul autre pareil
Où tous nos sens en éveil
S’embrasent à l’unisson

Frissons, jouissance, excitation
Autant de sensations qui nous bouleversent
Autant de sentiments qui nous traversent
Chaque fois, un peu plus fort, nous nous aimons

Explosion

J’ai explosé ailleurs
Dans un inconnu
Un territoire que je ne connaissais pas
Pas cette fois…

J’ai du mal à l’écrire
Alors comment te le dire?

Quelle sensation exquise
Des vagues non contenues
D’un plaisir qui m’attire
Vers toi – vers moi
Mon corps lâchant tout pouvoir à ton corps
Mon corps tremblant
Qui sur le rivage de nos désirs mutuels
S’abandonne

Derrière le voile…

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Il s’agissait de ça. Que de ça. La peur de te perdre. Et de me perdre aussi.

J’ai lutté contre cette peur pendant des mois. Je savais qu’une fois la porte poussée, il serait impossible de faire marche arrière. Et si je n’étais plus là, si tu n’étais plus là, que resterait-il?

Et puis nous avons poussé la porte. J’ai lâché la peur en lisant et relisant tes mots. J’ai tout misé sur la confiance et ce qui nous lie. Sans imaginer…

A quel point cela allait nous rapprocher, nous unir davantage.

A quel point mes sentiments allaient devenir encore plus forts.

A quel point j’allais te découvrir davantage.

A quel point j’allais me découvrir dans une configuration qui me permettrait de lâcher mes a-priori.

A quel point mon regard sur mon corps allait changer.

A quel point notre amour était solide. Intense.

A quel point j’allais me libérer d’une idée moralisatrice pour accueillir le plaisir, ma vraie nature, ma vérité.

Avec toi. C’est sûrement le plus précieux…

Ce jeu délicieux

Je n’avais rien prévu, ni envisagé. C’est rare me connaissant.

Je ne savais pas quelle tournure prendraient les évènements. Connaître l’endroit me rassurait je crois. Comme si j’avais mes marques.

Je ne pensais pas pouvoir tant de choses. Et puis les choses se sont faites, sans que je ne me pose de questions.

C’était excitant et sensuel. C’était toi et moi, et d’autres. C’était toi et moi, et tous ces corps riches de sensations à vivre, à exploiter, à faire exploser.

Je ne pensais pas que je pourrais voir ta bouche embrasser / embraser d’autres bouches. Et pourtant. Comme je ne pourrais pas toucher d’autres peaux fiévreuses, m’enivrer d’un chaos si intense. Et pourtant. Je ne pensais pas que ce serait si naturel d’être là, dans ces ébats, dans cet état.

J’ai le sentiment que ce jeu délicieux nous rapproche encore plus, comme si nos corps s’exposaient à vif, dépourvus de toutes ces couches qui les habillent au jour le jour. Dans ce partage, j’ai de temps en temps besoin d’accrocher ton regard. Je sais que tu es là, mais j’ai besoin de te voir, de voir le plaisir s’inscrire sur chaque millimètre de ta peau, de te savoir connecté à mon plaisir.

Et puis quand le plaisir prend toute la place, je ne rêve plus que de presser mon corps contre le tien, de retrouver le calme de la mer après la tempête des sens.

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