Ces mots là

Quand ils s’unissent ils le font sans mots.

Ou en mots crus, difficilement qualifiables. Ont-ils des définitions de ces mots-là ? Ou bien les définissent-ils eux-mêmes dans un vécu qui leur est propre.

Les mots viennent, surprenants parfois. Mais tout est quelque peu surprenant quand les corps s’offrent, franchement, sans fard, qu’ils se collent l’un à l’autre,  qu’ils se pressent, se chevauchent, s’attirent comme des aimants, qu’ils inventent une danse qui défie tous les codes de la bonne société, qu’ils lâchent prise et se laissent aller à une symphonie dont la partition se joue au rythme des va et vient des bassins.

Des mots crus pour des ébats intenses. Ces mots qui n’existent que dans l’intimité féroce des retrouvailles. Des mots qui ne sont qu’entre eux, indépendamment du reste du monde, qui n’existent que dans l’instant sublime des corps qui se désirent, s’éprennent. Et puis qui s’en vont, comme ils sont venus. La tendresse se pare d’autres mots.

Ils ne sont ni dits, ni écrits ailleurs. Leur brutalité pourrait effrayer. Ils les trouvent sans âme quand ils les entendent dans d’autres bouches, les imaginent au creux d’autres draps.

Ces mots sont un secret qui ne s’ébruite pas.

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There is surely a way to say those things. I don’t seem to find the words when my mind is back to full power. When I am in a state of control. Controlling my thoughts and my actions. Putting a censorship on my spirit.

I can’t say, but I can write.

How much I like when I hold you tight. When you let go and I can take control of your pleasure. When the only thing I want more than anything else, is pleasing you. When my mouth doesn’t want anything more than opening up to welcome your excitement. When I want to lick every single part of your body. Sucking your pleasure is love at his highest good.

I am free to take you fully, inside me, to let my tongue draw circles around your erection. I can’t stop wanting it, wanting you. There is so much passion in this interaction. It’s my way of honoring you, of letting you know how much I want you, how good you make me feel.

People might enjoy it, might want more of it, there are free to watch. Perhaps I want them to see how much having sex can be delightful, how much we can give to each other when we let go, when nothing else matters than the pleasure we give and receive.

Quand tu es loin…

J’aimerai pouvoir sauter dans le premier train et me faufiler dans ta nuit

J’entrerai sans faire de bruit, repousserai la porte doucement

J’ôterai mes vêtements dans le noir, juste éclairé par les lumières du dehors

Je regarderai un instant ton corps au repos

Je prendrai la mesure des draps, de la forme de tes rêves

Avant de venir me coller contre toi

Enrouler mes  jambes autour de ta peau chaude

Déposer un baiser au creux de ton cou

Le murmure puissant d’une envie intense

Je resterai là, contre toi, caressant chaque espace, chaque vide

Respirant le plein, l’odeur de tant d’émois

J’attendrai que tu embrasses ma présence d’un sourire surpris

Que tes bras resserrent leur étreinte autour de mon corps transi

La richesse de ton désir

J’aime la richesse de ton désir.

La manière dont il accueille le mien.

Cette rencontre brutale qui échauffe – réchauffe nos corps.

Je ne connaissais que la rencontre codifiée comme si faire l’amour répondait à une série d’actes prédéfinis, un ordre à respecter, comme s’il s’agissait d’un évènement sérieux dans lequel la joie n’avait qu’une place limitée, voire inexistante.

Je croyais avoir besoin d’une infinie tendresse pour pouvoir me laisser aller. Mais sans confiance comment l’imaginer?

J’aime ce que nous nous offrons mutuellement.

Les sensations que nos rencontres font naître.

La liberté de nos échanges, le partage de nos envies réciproques. La confiance qui nous laisse la latitude d’être nous-mêmes.

Tout ce qui fait le sel de ce rendez-vous. Libre, libéré et intense. Cette tension palpable. Cette envie de jouir pleinement de ce qui se présente. Dans cet abandon total au plaisir des sens, savoir que notre amour, loin d’être mis à mal, gagne en intensité et en complicité.

 

Le corps livré

On pourrait penser que les mots peuvent tout. Que leur pouvoir est infini, sans limites.

Face au ressenti, à l’impulsion du désir, ils traduisent juste ce qui se passe en surface.

Le corps reçoit les messages, il les retranscrit, il frissonne, il se tend, il tremble sous l’effet d’une caresse, comme un souffle perdu sur la sphère de la peau offerte. Il se prépare à recevoir l’impact, celui d’une paume – élan maitrisé, celui du cuir – froid, fin, solide, dense.

Comment dire ce que le corps vit, indépendamment du reste, offert sans tension, sans appréhension. Juste livré pour un plaisir qui libère l’esprit de toute contrainte. Il ne reste qu’à vivre, ressentir.

La contemplation du corps donne les indices…

Et se resserre l’étreinte enivrante autour de la jouissance exprimée.

Contrainte par choix

Quand il attache la boucle du collier autour de son cou, un shift s’opère. Elle qui d’ordinaire se refuse à des ordres, se rebelle contre l’ordre établi, elle se laisse aller vers lui, portée par l’envie irrépressible de lui appartenir, de le laisser agir à sa guise. Elle se sent différente et si elle-même en même temps. Elle se veut contrainte par son corps tout entier.

Elle tire du plaisir de cette prise de possession, un peu brutale. A laquelle elle adhère. Il testera ses limites tout en sachant ce qu’elle peut supporter. Sa confiance en cet instant là existe sans limite. Elle lui donne tout pouvoir sur elle. Dans cet abandon total, elle se libère de ses chaînes, se rapprochant à chaque fois un peu plus de l’exaltation parfaite des sens, le vide qui précède le chaos orgasmique.

 

A consommer sans modération!

Ton plaisir enfle, grandit. Il emplit l’espace, le mien. Et j’aime ce partage là, si intime. Je croise ton regard et je retiendrai alors les secondes. J’attends l’instant où il explosera et se déversera dans ma bouche, glissera à l’intérieur de ma gorge, s’écoulera en moi. Mon palais en saisira certaines subtilités. Ma langue en conservera d’infimes particules. Je savourerai jusqu’au bout le souvenir de cette gourmandise, ce don si sensuel. Qui abreuve ma soif de toi, ma soif de vie.

Soirée Libertine #1

Il suffira d’une caresse pour attiser mon envie et de ton envie pour la faire éclore. Du coin de l’œil tu as saisi la sienne, avant que nos corps ne s’approchent, ne s’enlacent, que nos bouches ne se rejoignent. La surprise a laissé place à l’enthousiasme, un tâtonnement à une prise en main confiante. Mon corps est un océan de sensations qui se laisse caresser par des mains, des langues inconnues, qui prennent soin de moi. Et mes doigts effleurent des peaux, ma bouche engloutit des lèvres, ma langue se mêle à d’autres langues. Pourquoi en serait-il autrement pour toi ?

Si tu prends autant de plaisir à me voir en être inondé, la réciproque est vraie. Je veux voir tes mains donner du plaisir à d’autres peaux que la mienne, d’autres femmes te sucer et susciter l’excitation, la mienne, la tienne.

Tu es là quelque part dans cet entrelacs de bras, de jambes, d’intimité, de sens à faire exploser, de cris, de soupirs de plaisir. Je saisis ta présence alors que nous jouissons à différents endroits, à différents niveaux. Les corps se cherchent, se trouvent, corps d’hommes, de femmes. Les poitrines s’offrent aux bouches gourmandes. Les membres tendus s’approchent de ma bouche et je me laisse gagner par l’euphorie ambiante.

De l’extérieur, la scène doit être fascinante…

Né(s) pour le plaisir

J’aime sucer, lécher, être suspendue aux lèvres de tes envies, qui s’accordent aux miennes, sans toujours pouvoir se dire.

J’aime sentir ton corps prendre possession du mien, le faire plier, le soumettre à mes limites, celles dont tu sais que je peux m’affranchir.

J’aime sentir le plaisir monter en toi, te parcourir, inonder ton corps et avoir envie, encore.

J’aime la complicité qui nous unit quand l’environnement nous offre la liberté d’être sans artifice, quand nos envies s’accordent et se devinent, aux frissons sur nos peaux.

J’aime te sentir maître du jeu, m’abandonner totalement, m’en remettre à l’insolence de ton audace, la fermeté de tes mains, exhiber mon plaisir qui en murmures, soupirs, cris se décline.

Avec toi, je suis connectée à cette part de moi née pour le plaisir – cru, dense, intense, libéré.

Mélanges

Je veux ta bouche, là, au sommet du bas de mon corps. Sentir tes lèvres se promener sur mon ventre, à l’intérieur de mes cuisses. A partir de l’os la peau est sensible, elle n’attend que des caresses légères pour prendre son envol. Le toucher a le pouvoir d’envoyer des décharges de plaisir dans tout mes membres.

J’imagine ta bouche se poser sur mes lèvres, tes mains les écarter, tes doigts chercher délicatement l’entrée de mon intimité, ta langue s’abreuver à la source de mon envie grandissante, humide et frémissante.

Mon désir enfle entre mes cuisses. Tes lèvres l’aspirent et lui donnent un nouveau souffle. Tes doigts pétrissent la chair tendre, avant de glisser à l’intérieur, de se délecter des saveurs de mon antre qui t’accueille. Ta langue dessine les contours de mon clitoris, le sent se gonfler, se tendre.

Ta salive mélangée à ma cyprine dégagent une odeur excitante, qui rapprochent nos corps, pétris d’une envie de se posséder, de s’appartenir.